La biblitothèque d’Alexandrie ne brûlera pas deux fois

Le 14/11/2007 @ 10:30 par Tristan

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En mars 2004, j’avais commis un papier dans le défunt mag (et néanmoins très hype) TOC sur le projet monumental d’archive.org :

… Cette superbe initiative, qui remonte aux débuts du Net, revient à une association non-lucrative basée à San Francisco, l’Internet Archive. Son but : répertorier et dupliquer tout document libre de droits. Données sonores, photos et surtout vidéos. Soit 100 térabytes (100 000 gigabytes) d’espace-mémoire ou prés de 5000 km d’archives linéaires.
Le plus grand centre d’archives au monde, et en libre accés ! Le succès de ce projet pharaonik repose sur une formule simple : tout le monde peut apporter ses documents ou sa pierre à l’édifice commun.

… Et c’est pas tout ! Pilotez la Wayback Machine et accédez aux trous noirs du Net. Comme pour tout, les pages Internet disparaissent. Mais quelqu’un a-t-il jamais pensé à les garder en mémoire kelke part ? Les millions de pages personnelles disparues ne faisaient-elles pas parties d’un patrimoine vivant ? WaybackMachine répond à ces 2 questions. Tous les soixante jours depuis 1996, Wayback répertorie presk tous les sites actifs et en fait copie. C’est, au final, 30 milliards de pages accessibles aujourd’hui dans un moteur de recherche. Titanesk et salutaire. La bibliotek d’Alexandrie ne brulera pas 2 fois.

L’occasion pour moi de vous montrer à quoi ressemblait mon site perso en 1998. Que de souvenirs (mon dieu la photo, mdr)… j’étais alors connecté au net via un tout nouveau modem téléphonique 28.8 (après un laborieux 14.4) et hébergé par imaginet.fr qui n’existe plus…

Et vous votre premier site/blog, c’était quand ?

[Tant que je suis dans les souvenirs et for the records, voilà mon premier billet de blogueur datant janvier 2004 - histoire de dire que je blogue depuis bientôt quatre ans. ;) ]

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Dossier: ego news, hi tek, med tek

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9 commentaires → “La biblitothèque d’Alexandrie ne brûlera pas deux fois”

  1. tom
    14/11/07
    @ 13:45 (#)

    très pratique la wayback… le problème c’est la perte de contrôle par les auteurs de site. En effet, si j’avais un site en 1999 et que je décide de l’effacer pour diverses raisons (personnelles, professionnelles)… et qu’il est toujours visible sur la Wayback…. ça pose un gros problème…
    non?
    (moi même j’ai mon vieux site pourri de quand j’étais jeune… eh bien j’aimerais peut être que tout le monde ne tombe pas dessus, aujourd’hui…)


  2. Tristan
    14/11/07
    @ 13:53 (#)

    Tom> D’accord avec toi. Wayback Machine devrait demander l’autorisation pour les sites persos ou anonymiser le contenu. Mais techniquement, je comprends que ça soit difficile.
    D’autant que n’importe qui aurait pu, il y a 10 ans, faire une capture d’écran de nos sites (du moment qu’on les a rendu public). Ce qui me fait penser à ce mot de la CNIL : « La CNIL se retrouve à protéger l’individu contre lui-même » via Ecrans.fr
    Morale de l’histoire : faut faire super gaffe à ce qu’on met en ligne…


  3. tom
    14/11/07
    @ 15:35 (#)

    tu sais pas s’il est possible de demander à Wayback de retirer certaines archives?
    ce serait déjà pas mal!


  4. Tristan
    14/11/07
    @ 15:49 (#)

    tom> En fait oui :
    "While we collect publicly available Internet documents, sometimes authors and publishers express a desire for their documents not to be included in the Collections (by tagging a file for robot exclusion or by contacting us or the original crawler group). If the author or publisher of some part of the Archive does not want his or her work in our Collections, then we may remove that portion of the Collections without notice." via ici.
    Il suffit de les contacter pour demander l’exclusion de la page ou insérer un tag spécial dans le contenu qu’on ne veut pas présent sur archive.org (du moment qu’on prouve être celui à l’origine du site). info@archive.org


  5. Pascal Vuylsteker
    14/11/07
    @ 15:50 (#)

    En voila un post qui va faire plaisir aux néanderthaliens du web dans mon genre :-)
    Mon premier site date du printemps 94 (univ de marne la vallée). Mais je n’en ai pas gardé de trace, sinon un article sur le principe du web publié en septembre dans Tribunix, un autre journal disparu depuis : http://www.vuylsteker.net/Arti.....index.html
    Puis le premier site important lancé officiellement en Février 95 : le MediaPort, dont j’ai gardé quelques captures en
    http://www.vuylsteker.net/CV/realisation
    (si l’archélogie du web te tente, tu y retrouveras les première traces des HA en ligne :-)
    En fait, je n’ai vraiment qu’une page qui date vraiment de cette époque (le reste du site ayant été refondu de nombreuses fois depuis) : http://www.vuylsteker.net/CV/r.....95.src.jpg
    Dommage donc que archive.org n’ai pas commencé plus tot … De mon coté je considère qu’effacer un site revient à bruler un livre : je n’aime pas cela du tout. Et les corrections de site sans laisser de trace me font trop penser à la réécriture de l’histoire  à la manière de "1984". Bien sur ce point de vue est un peu caricaturale, mais d’une manière générale, il serait intéressant que les utilisateurs du net apprennent à faire la différence entre la sphère publique (web, mailing list …) et la sphère privée (web à accès restreint, mail …). Le web privé appartient à son auteur. Le web public appartient à l’histoire. En éduquant les utilisateurs à ce sujet, on y gagnerai d’ailleurs peut être du coté du rapport signal/bruit.
    En apparté, le commentaire de Tom, me fait penser à une vidéo de fiction humoristique sur un métier d’avenir "nettoyeur de passé numérique".


  6. Tristan
    14/11/07
    @ 16:05 (#)

    Pascal> Sur ton article de 94 concernant le net, j’aime bien ce passage : "On accède à ces données par l’intermédiaire d’un browser (brouteur de réseau) qui va lire les informations d’un serveur à un autre."
    Je m’en vais de ce pas brouter quelques sites. ;)
    Tiens, je me souviens qu’en 96, j’avais un prof à la Sorbonne, Lucien Sfez pour ne pas le nommer, spécialiste de la communication, qui considérait que le net était un mirage pour ado. Sinon absolument d’accord avec toi sur le public/privé du net.


  7. Kasia
    14/11/07
    @ 16:20 (#)

    Et imaginez un seul instant que quelqu’un tombe sur vos "blogs pourris" (sic) dans cent ans…ou deux cents…une belle leçon de sociologie et de technologie pour les générations futures, non ?
    Ca serait comme si nous pouvions lire dans les pensées d’un citoyen lambda ayant vécu en 1789…Je trouve ça génial (tout en sachant, si j’ai bonne mémoire, que tout ce que vous écrivez sur votre blog ne fait absolument pas partie du domaine public).


  8. merlin
    14/11/07
    @ 18:53 (#)

    1998, c’était hier. Non, c’était il y a cent ans à revoir ton premier site perso. C’est dingue ce que le temps virtuel file à la vitesse de la lumière (ce qui est somme toute assez logique, à bien considérer la toile mondiale)


  9. Aldor
    18/11/07
    @ 16:48 (#)

    Super Tip Top, la page de garde de 1998 ! Je vais essayer de retrouver la mienne.

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