D’autres relaient leurs témoignages-chocs, comme le blogueur et militant des droits de l’homme, Tristan Mendès-France : « Nous sommes tous des Anonymes. Cela permet de mettre une pression invisible sur l’Etat et de retourner la peur contre les autorités. » Les images du passage à tabac de deux Egyptiens circulaient hier sur les réseaux sociaux, remarque-t-il : « Grâce aux captures d’écran, les individus qui ont commis des violences finiront par être identifiés », et donc sanctionnés, souligne le militant à l’appui de ses propos.
Alors certes, la Tunisie n’a pas vécu une « cyber-révolution » selon lui, car c’est toujours en descendant dans la rue qu’on renverse un dictateur. Mais les internautes ont une petite part dans la victoire : « Cette mobilisation participe au feu ardent qui explique qu’un million de personnes manifestent en Egypte. En coupant Internet, l’Etat avoue qu’il a peur. »
Dossier: ego news


















tipanda
03/02/11
@ 10:36 (#)
Espace ouvert de réflexion… Nous lisons : c’est toujours en descendant dans la rue qu’on renverse un dictateur.
Ne faut-il pas repenser le constat, ou, plus exactement le compléter ? Les Tunisiens ont l’air de réussir, pour le moment, mais rien n’est encore fait pour les Egyptiens et les Iraniens qui avaient donné le ton ont été écrasés. Les pratiques politiques doivent suivre l’évolution des techniques et les moyens s’assembler en synergie.
Dire NON se fait par tous les moyens ; celui qu’on aurait oublié restera pour le tyran une faille que, lui, n’oubliera pas de mettre à profit.
NB : Tous les commentaires seront lus mais pas forcément publiés