J’en ai marre qu’on caricature les athées. Surtout lorsque ça vient d’évêques catholiques qui devraient déjà balayer devant leur porte avant de l’ouvrir.
Walter Mixa, un évêque allemand, proche de Benoit XVI, vient de comparer l’athéisme au nazisme et au stalinisme. [source eng]
Grand classique. À ceci près que le nazisme et le stalinisme sont des théologies (ou des mouvements sectaires). Prenez la Corée du Nord aujourd’hui. Régime stal’ par excellence. Est-ce un régime athée ?
Non, mille fois non. Dieu existe pour le régime. Il s’appelle Kim Il Sung. Le père de l’actuel dictateur. Kim Il Sung, malgré son décès, reste aujourd’hui président du pays ! Une nécrocratie qui n’a aucun sens pour un athée, puisqu’on ne croit pas à la vie après la mort !
Pour les nazis, suffit d’être un peu éduqué pour savoir que la majorité des nazis se disaient chrétiens (ou lire Mein Kampf avec ses références chrétiennes anti-judaïques). Quant au communisme soviétique, il était tellement irrationnel qu’il inventa sa propre pseudoscience. Absolument incompatible avec l’athéisme. Sans compter la déification du petit père du peuple…
L’évêque allemand ressort ce poncif particulièrement énervant du : “sans dieu tout est permis”. En gros, les athées sont incapables de moralité. Franchement la moralité du Vatican ces derniers temps laisse plutôt sceptique… Excommunier une mère dont l’enfant fut violé pour réintégrer les négateurs de l’extermination juive…
Les athées ne croient pas à la vie après la mort. C’est bien pour ça que pour eux, la vie est ultra précieuse (si on la perd, c’est fini !).
Et puis est-il moral de dire : quoi que vous fassiez, Jesus supportera vos péchés ?
Moi, je suis prêt à payer vos dettes, faire même peut-être de la prison à votre place (si je vous aime beaucoup), mais jamais je ne prendrai sur moi la responsabilité de vos actes. Ce serait immoral. C’est un mauvais message à transmettre.
L’évêque Mixa avait déjà sorti une autre énormité comparant les 6 millions de victimes du nazisme avec le nombre de foetus avortés… Ce parallèle est classique à l’extrême droite des mouvements chrétiens que Benoit 16 semble de plus en plus promouvoir chaque jour.
Affligeant.





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Yogi
13/04/09
@ 15:17 (#)
Le sens moral est antérieur à la religion, puisqu’il sert de “boussole” pour interpréter les écrits religieux. Le clergé lui-même le reconnaît d’ailleurs puisqu’il demande de lire certains passages de la Bible (de l’Ancien Testament notamment) en termes allégoriques, vu le nombre de crimes qui y sont prescrits et commis au nom de la religion.
Sur quoi se baser pour discerner, dans la Bible, les principes moraux acceptables et ceux qui doivent être rejetés, si ce n’est sur un sens moral d’ordre supérieur à la religion ?
Tristan
13/04/09
@ 15:23 (#)
Dans le même genre, ce site créationniste dont le credo est :

Quelle bande d’écervelés…
Sophie
13/04/09
@ 16:05 (#)
Que certain disent plein de conneries ou l’utilisent pour justifier un tas de conneries ne permet pas d’en déduire quoi que ce soit. L’être humain devient con et “immoral” dès qu’il s’arrête de réfléchir et d’essayer un tant soit peu de se mettre à la place de l’autre. Et ça c’est une constante je crois :)
D’autre part, j’avoue que je trouve ça un peu énervant que tu sous-entendes dès que tu le peux que la vie serait plus “précieuse” pour les athées que pour ceux qui croient à une éventuelle “vie après la mort”. Je pense que ce n’est pas le cas.
Sophie
13/04/09
@ 16:20 (#)
Je voulais dire : Que certains disent plein de conneries ou utilisent la religion catholique pour justifier un tas de conneries ne permet pas d’en déduire quoi que ce soit.
Tristan
13/04/09
@ 16:34 (#)
Sophie> Je réagis surtout aux propos d’un évêque d’extrême droite (encore un). Evêque qui a été “adoubé” directement par le pape. Son discours n’est pas celui des cathos de base. C’est celui d’un officiel de l’église catho allemande. Je réagis surtout à la critique classique des anti-athées pour qui ces derniers n’ont pas de moralité.
Ce sont ces religieux qui cherchent à kidnapper la morale en accusant les autres de ne pas en avoir.
Maintenant oui et heureusement la tête de l’église catho n’est pas la base (qui elle n’a pas perdu la tête).
Enfin et c’est mon point de vue, promettre à quelqu’un qu’une confesse = on pardonne nos péchés, n’est pas une bonne pédagogie. Faire croire qu’on pourra régler ses comptes après la mort, non plus.
C’est ici et maintenant que nos actes moraux ont de l’importance. :) Parce que la vie se vit now pas demain.
Sophie
13/04/09
@ 16:50 (#)
La confession ne donne absolument aucun blanc-seing quant aux actes qu’on va commettre :) Sa possibilité n’exclue pas non plus qu’on reconnaisse la Justice et même qu’on la soutienne, et dans la mesure du possible qu’on essaye de vivre en faisant le moins de mal possible :)
Ou alors j’ai raté un épisode et ceux qui vont se confesser commettent plus de d’actes immoraux et délictueux que les autres ? ;)
Je suis 100% d’accord (et je ne suis certainement pas la seule – j’espère en tout cas) que la vie c’est ici et maintenant et que c’est aujourd’hui que nos actes “moraux” ont de l’importance.
Tristan
13/04/09
@ 17:01 (#)
Sophie> Bon, j’ai aucun diplôme en catholicisme. ;)
Mais je lis des choses comme ça : “La confession des péchés est un acte religieux dans lequel le sujet reconnaît son péché et demande à être pardonné”.
http://catholique-nanterre.cef.....ession.htm
Perso, je préfère demander pardon à la personne que j’ai agressée plutot qu’à dieu ou à un curé. ;)
Je trouve ça plus correct comme démarche. Mais c’est mon avis ! :)
Sophie
13/04/09
@ 19:44 (#)
Tristan> Etre pardonné au sens de la confession n’exclue aucunement de chercher à se faire pardonner de la personne qu’on a blessée :) Perso je trouve que c’est une démarche essentielle même.
Tristan
13/04/09
@ 20:07 (#)
Sophie> Aaah si seulement on autorisait les papesses, je voterais pour toi. ;)
Sophie
15/04/09
@ 20:47 (#)
Amen ;)
fgdilly
13/04/09
@ 19:17 (#)
Euh … non, la majorité des nazis ne se disaient pas chrétiens. Certains chrétiens se sont ralliés, mais tous les chefs nazis étaient athées – au sens strict. Ils communiaient si on veut dans le culte de la force et de la race, mais c’était un culte sans Dieu – comme celui des Norko et des Soviétiques.
Que les nazis et les staliniens aient été athées ne signifie pas que les athées soient nazis ; s’il a vraiment prétendu le contraire, l’évêque Mixa a fait une erreur logique élémentaire. Mais c’est un fait.
D’autre part, nazis et communistes étaient eux aussi convaincus que la vie s’arrête à la mort; cela ne leur a pas rendu la vie d’autrui plus précieuse pour autant, il me semble.
Bref, on peut être en désaccord sur les questions métaphysiques sans se renvoyer le nazisme à la gueule. Et cela vaut pour les deux camps.
Yogi
13/04/09
@ 19:21 (#)
Hummm… “Gott Mit Uns” ça voulait dire quoi, déjà ?
renaud
14/04/09
@ 0:10 (#)
de même, la totalité des Américains sont croyants puisqu’ils payent avec des billets où est écrit “In God We Trust”…
Argumente au lieu de troller à la simpliste!
Yogi
14/04/09
@ 0:31 (#)
C’est supposé être un argument ça ?
Les américains qui ont créé le billet et choisi cette devise croyaient effectivement en Dieu. De même pour les nazis qui ont choisi “Gott Mit Uns” : on ne peut évidemment pas être athée et prendre ça comme devise. Ce n’était pas le Dieu chrétien (trop “faible” sans doute dans sa version christique) mais c’est bien une référence à un Dieu.
fgdilly
14/04/09
@ 21:48 (#)
“Gott mit uns” a été adopté par l’empire allemand en 1871. Il était le cri de ralliement des soldats allemands pendant la première guerre mondiale, et était écrit sur leurs casques.
Tout cela était bien avant le nazisme. Pendant la seconde guerre mondiale, les soldats de la Wehrmacht (une institution non liée au parti, puisque tous les hommes valides et non pistonnés y étaient recrutés d’office) avaient encore cette inscription sur la boucle de leur ceinture. Mais pas les forces nazies: les SS avaient la devise “Meine Ehre heisst Treue” (“mon honneur s’appelle fidélité).
C’est un exemple parmi d’autres de l’attitude d’Hitler face aux chrétiens: éliminer le christianisme était l’un de ses objectifs à long terme – mais la majorité des Allemands était encore chrétiens, donc Hitler tolérait les chrétiens en attendant une occasion favorable pour se retourner contre eux. Et dans l’intervalle, il évitait de s’appuyer sur eux quand il le pouvait. Dans le Caucase, lors de l’invasion de la Russie, il avait donné l’instruction explicite de ne s’appuyer que sur les populations musulmanes.
Tristan
14/04/09
@ 22:02 (#)
fgdilly> je persiste à croire que le culte de la personnalité propre au nazisme et au stalinisme ou la Corée du nord aujourd’hui, a quelque chose à voir avec… un culte.
Et être athée s’est ne vouer aucun culte. ;)
renaud
14/04/09
@ 0:08 (#)
Tristan, attention, tu mélanges trop de choses.
Bon, je vais passer très vite sur la vie encore plus importante pour un athée que pour un chrétien suivi dans le même paragraphe de “je suis pour l’avortement contrairement au Pape”, c’est totalement absurde, mais on va dire que c’est de l’absurdité habituelle des athées qui justement ne veulent rien en avoir à faire de leurs actes vu qu’il n’y a pas de Dieu.
(j’vais pas m’gâcher les vacances avec un gros bide non mais ho!?! (oui, je sais, il y a au moins 1% des avortements qui sont réellement liés à une détresse, pardon pour ce % (pas ma faute si je l’oublie parfois, je ne l’ai jamais croisé à part dans les journaux)))
Qu’il faille condamner les propos des évêques d’extrême droite comme du Pape d’extrême droite est évident (si on n’est pas d’extrême droite…) mais qu’est-ce qui t’autorise au passage à jeter toute la mer avec le bébé et l’eau du bain??
La culpabilité est le sentiment le plus destructeur pour l’humain. La confession est l’acte qui permet de revenir dessus plutôt que de le refouler, en terme psychanalytique : on ne vient pas y chercher un coup d’eau de javel, mais une réflexion sur nos faiblesses. Il s’agit à la fois d’assumer (sinon on n’irait pas s’en confesser) et de pouvoir aller de l’avant ensuite.
La vie est absolument importante pour un chrétien : elle vient de Dieu, et elle commence avec la fécondation, pas au moment où papa-maman disent qu’ils acceptent de pourrir leurs vacances pour nous laisser vivre.
Yogi
14/04/09
@ 0:44 (#)
Des femmes qui avortent pour ne pas gâcher leurs vacances avec un gros bide, je n’en ai vu que dans les commentaires de trolls. Soyez moins caricatural si vous espérez donner la moindre valeur à vos positions.
La question de savoir à quel moment commence “la vie” n’est pas tranchée. Prétendre en tous cas qu’un amas de 2 cellules post fécondation serait un être humain est une pure vue de l’esprit, une position idéologique.
Tristan
14/04/09
@ 0:46 (#)
Sans commentaire. ;)
http://maester.over-blog.com/article-27694826.html
tipanda
14/04/09
@ 9:07 (#)
Bon, le raisonnement de cet évêque me rappelle un discours du “petit Nicolas”, lorsque ce dernier affirmait sans rire que pour la transmission de la morale, le curé vaudrait toujours plus que l’instituteur. En fait, beaucoup de parents qui n’ont plus du tout de pratique religieuse envoient toujours leurs enfants au catéchisme, entretenant l’illusion d’une France catholique. Ils sont toujours persuadés qu’il y a plus de morale et de discipline dans une éducation avec Dieu que sans lui.
La modernité n’apporte pas forcément la laïcité.
mike
14/04/09
@ 11:52 (#)
Personnellement le phrase “sans dieu tout est permis”, ne me choque pas vraiment.
Je considère même qu’elle est virtuellement vraie.
Bien sur notre libre arbitre nous permet d’accepter des “contraintes” pour vivre en société par exemple, donc nous ne sommes pas totalement “libre”.
La religion sert à définir ce qui est bien, et ce qui est mal (pas bien ^^). La morale se basant sur ces definitions, nous avons de grande chance que nos avis divergent sur certain points.
Nous n’avons pas la même definition c’est tout.
Yogi
14/04/09
@ 15:51 (#)
La religion s’appuie sur le sens moral, et non l’inverse. L’empathie, la réciprocité, le sens de l’équité, mais aussi le respect des règles et de la hiérarchie, existent déjà dans le monde animal et sont le résultat de millénaires d’évolution dans un environnement “social”. Les lois, les gendarmes, les châtiments, les juges, les religions, … ne font que mettre en application et renforcer ce sens moral et les règles de vie en société.
Lartiste
14/04/09
@ 16:09 (#)
“Virtuellement vrai” : C’est vrai, dans 2nd life on peut voler !
Nosce te ipsum ou Temet nosce ou gnothi seauton ou know thyself : écrite sur le fronton du temple de Delphes. Toute la loi morale est renfermée dans ces deux mots, comme toute la loi religieuse est renfermée dans ces paroles de Jésus-Christ : Aime ton prochain comme toi-même.”
mike
14/04/09
@ 17:06 (#)
@lartiste
Virtuellement dans le sens potentiellement…
@Yogi
Pour moi c’est la religion qui génére le sens moral, qui n’existe pas au naturel. Un lion mange une gazelle sans se poser la question du bien ou du mal.
Tristan
14/04/09
@ 17:16 (#)
mike> si la religion est a l’origine du sens moral, et que l’homme existe depuis disons 100 000 ans, ça signifie que pendant 90 000 ans les humains ont vécu dans le meurtre, l’inceste, sans aucun respect pour la vie des autres. Franchement, si on a pas disparu, c’est bien la preuve qu’on s’est pas tous entre-tué. Et que donc on avait un certain sens moral. ;)
Et puis dieu aurait laissé les humains dans l’ignorance pendant 90 000 ans (voire 98 000 pour les chrétiens) pour décider un jour de faire passer son message moral via un berger palestinien ? ;)
mike
14/04/09
@ 17:33 (#)
Si on tue (sans raison), pratique l’inceste,… on reduit son esperence de vie en tant qu’espèce.
Les groupes d’hommes qui on eu recours à ces pratique on forcement disparues.
Pour moi la religion est un “outils” qui a été utilisé pour maximiser les chances de survie de leur groupe (fédérer les gens, regles d’hygienne, …).
Maintenant, en a t’on encore besoin ?
Yogi
14/04/09
@ 18:08 (#)
Le “sens moral” existe au naturel : réciprocité et altruisme existent chez tous les animaux qui vivent en société, et notamment, proches de nous, chez les chimpanzés ou gorilles. Le sens de l’équité aussi, car un partage manifestement injuste sera refusé par des chimpanzés par exemple.
Ce sens moral se développe justement parce que ce sont des animaux qui ne peuvent survivre qu’en groupe. Comme l’homme, dont on pourrait dire que le milieu naturel n’est pas “la savane” ou “la forêt” mais “le clan”. Sont donc privilégiés par l’évolution ceux qui développent des qualités leur permettant de mieux faire fonctionner le groupe.
A mon avis, la religion n’est pas tout à fait un “outil” qui aurait été volontairement utilisé pour maximiser les chances de survie : elle est apparue et s’est développée sur un terrain qui lui était favorable, car l’un de ses effets de bord était en effet de maximiser les chances de survie du groupe.
On peut voir la religion comme un espèce de “parasite mental” vivant en symbiose avec son hôte, qui est le “sens moral naturel” : chacun renforce le pouvoir de l’autre, et ils se propagent car ils augmentent les chances de survie de leur “support”, l’être humain ;-) !
Tristan
14/04/09
@ 20:58 (#)
Yogi> Richard Dawkins “Memes, Genes And Religious Beliefs” : http://www.youtube.com/watch?v=wEVt5e2w32w
Yuchan
14/04/09
@ 16:57 (#)
Il faut malheureusement constater que, dans presque l’intégralité des cas, ce que l’on constate c’est “pour dieu tout est permis”. Dieu a justifié presque toutes les horreurs de l’humanité.
Tristan
14/04/09
@ 17:09 (#)
Yuchan> “justifié” tu risques d’en énerver plus d’un. Je dirais que s’il existe, il a laissé faire les pires horreurs. Car de 2 choses l’une, soit dieu arrive à suspendre les lois de la physique (en résurectant son fils, la multiplication des pains etc) et dans ce cas il a une part de responsabilité dans ces horreurs (qu’il aurait pu arrêter), soit… pas. :)
Sophie
15/04/09
@ 20:45 (#)
Tristan> L’Homme possède son libre-arbitre :)
Sophie
15/04/09
@ 20:53 (#)
Yuchan> Pas vraiment non. Les horreurs ont été justifiées par les criminels “au nom de Dieu” mais Dieu n’a rien justifié du tout :)
D’autre part, beaucoup d’horreurs ont été commises sans ça … Le régime stalinien ? le Rwanda ? et bien d’autre …
Alexis
12/05/09
@ 13:43 (#)
Sophie> Attention, au Rwanda, de nombreux représentants de Dieu ont été impliqués…
Et d’ailleurs, le vrai problème, c’est qu’il existe un sens moral et que la religion le soutient, mais que les dogmes ou les relectures des textes sacrés ont justifié de nombreux massacres et continuent de le faire, et cela pour toutes les religions. Quand on écoute les déclarations de B16 sur le préservatif en Afrique, c’est le dogme qui passe avant le sens moral et qui soutient la propagation de la maladie Je reconnais que le catéchisme m’a aidé à mieux comprendre le sens morale en étant enfant, mais depuis j’ai rarement eu l’occasion de voir cela mis en pratique par une quelconque religion
Nico GB
14/04/09
@ 15:46 (#)
Salut Tristan. Ceci est mon premier commentaire ! Je lis tes billets avec un grand intérêt et celui-ci ne fait pas exception.
Globalement, je suis d’accord avec toi. Pour me situer dans le débat, je suis croyant et comme beaucoup de Français j’ai des référents culturels judéo-chrétiens. Catho non pratiquant, je suis CONSTERNE par les prises de position de “B16″ et de sa clique d’Opus Déistes. Pour moi, ce n’est pas ça, le message du Christ… et tant pis si je suis dans une minorité. Autant dire que je regrette énormément son prédécesseur Jean-Paul II, même s’il lui arrivait de me hérisser le poil avec ses prises de position sur l’avortement (entre autres). Cela dit, peut-on attendre un progressisme échevelé de la part du chef de l’Eglise catholique ? (Son rôle consiste notamment à veiller au respect du dogme.) Reste à savoir quel sera l’avenir du catholicisme “orthodoxe” s’il persiste dans ses crispations conservatrices…
J’ai des amis de diverses religions (musulmans, juifs, hindouistes) et compte même, horreur suprême, des athées et des agnostiques dans mes fréquentations. En quoi une religion, quelle qu’elle soit, peut-elle se permettre de jeter l’opprobre sur celles et ceux qui ne sont pas de la même chapelle ?
@ +
Tristan
14/04/09
@ 17:01 (#)
Nico> Bienvenue à toi et ton catholicisme éclairé. ;)
Manuel
14/04/09
@ 16:20 (#)
Merci à Yogi pour ses commentaires et la limpidité de ses propos. Je me sens un peu moins bête, aujourd’hui.
Tristan
14/04/09
@ 17:19 (#)
Manuel> idem. :)
Yogi
14/04/09
@ 18:12 (#)
Ah bah vous êtes trop bons, et vous en êtes un autre : c’est de la discussion que jaillit la lumière :-) !
Tristan
14/04/09
@ 20:54 (#)
Yogi> spéciale dédicace, Christopher Hitchens: [eng] http://www.youtube.com/watch?v=PvZs-ovziUU
Yogi
17/04/09
@ 10:27 (#)
Merci ! J’espère que tous ces débats aux US feront avancer la cause des “non-believers”, ce qui sera un pas important. Pour réhabiliter le mot “atheist”, synonyme là-bas de “rejetant toute morale”, je crois qu’il va falloir attendre un peu :-) !
Nico GB
14/04/09
@ 19:01 (#)
Tristan, je me dis catholique mais c’est plus parce qu’en bon Français, j’aime les étiquettes. :) C’est culturel, en somme ; un peu comme d’autres revendiquent leur judaïsme ou d’être musulman sans jamais mettre les pieds à la synagogue ni à la mosquée. ;)
Merci par ailleurs pour le lien vers le site de Maëster. Je ne le connaissais pas et lui trouve beaucoup de talent. Son style de dessinateur évoque un peu Margerin, non ?
Aurel
15/04/09
@ 13:48 (#)
Bah morale, religion, philosophie.. tout cela n’est qu’historique en somme…
je lisais les pensées Marc-Aurèle, lui en tant que stoïcien fait très clairement la différence entre les dieux et le Principe Directeur qui est en chacun.
Les dieux c’est la religion, on les respecte et on les craint et on fait ce qui doit être fait pour eux. bien
La philosophie ou morale (stoïque dans son cas) c’est ce qui dirige sa vie et son comportement. De plus beaucoup de ses énoncés pourrait sortir des enseignements chrétiens, en se mettant a la place d’un catho de mauvaise foi mettant sa religion au dessus de tout le reste!
niKo92130
02/05/09
@ 10:43 (#)
Beaucoup de confusion encore une fois de la part de l’église catholique romaine (oui, je ne mets pas de majuscules).
D’une part, confondre décence, morale et religion revient à confondre règles de vie publique, règles de vie privée et choix personnel. La décence pour reprendre le terme employé par Marguerite Yourcenar dans les mémoires d’Hadrien pourrait être définie comme l’ensemble de règles de base régissant la vie sociale. Elle protègera chacun a minima des actions des autres. Vient ensuite la morale, propre à chacun, affaire de conventions privées (et dans laquelle on remarque de plus en plus l’intromission de l’Etat avec l’amenuisement de la sphère privée, ce qui rend floue la frontière entre loi et morale).
Si bien souvent on constate que la religion conduit l’établissement d’une morale, voire de la décence (les Dix Commandements par exemple édictent des règles tant sociales – proscription du vol, du meurtre – que morales car privées – répression de l’adultère), on constate aussi que d’autres, à l’image d’Hammurabi, se passe déjà de toute notion divine pour édicter des règles du même type : ainsi, s’il est fait référence sur la stèle du code d’Hammurabi à Shamash, le seul à édicter la règle est le roi (le code éponyme est en effet plus un recueil jurisprudentiel qu’un codex aussi élaboré que celui des romains et a fortiori que les nôtres).
De facto, si historiquement les religions ont permis l’application de règles nécessaires au bon fonctionnement de la sphère sociale tant sur les plans public que privé, elle n’en a jamais eu l’exclusivité. De là, on déduit que le sentiment religieux, la foi, le fondement même de la religion donc n’est ni plus ni moins que la résultante de convictions intimes ou imposées par l’éducation et non une nécessité sociale.
Reconnaissons que la religion a permis l’établissement du pouvoir dans bien des cas et sera utilisée par ses champions pour assoir leur légitimité (Louis XIV, monarque absolu de droit divin se rapprochera ainsi de la papauté pour apparaître comme le champion du catholicisme à l’heure où l’empereur Léopold Ier vient de défaire les Turcs assiégeant Vienne mais après s’en être éloigné lorsqu’il décide d’étendre à l’ensemble du royaume son droit, jusqu’alors limité, d’administrer les revenus des diocèses en cas de vacance du siège épiscopal).
De même, force est d’admettre que le dogme de l’athéisme érigé en règle de vie absolue naît de la conviction personnelle (et donc d’une forme de foi) qu’il n’existe aucun dieu, aucune force supérieure qui dicterait notre devenir ou du moins le guiderai. Ceci revient à mettre sur un piédestal l’homme, lequel, pour survivre en société, a peu à peu conçu ses propres règles. Aussi de manière caricaturale pourrait on dire que l’athéisme, comme toute croyance, a ses extrémistes, ses pratiquants, ses croyants, habilités eux aussi à demander le respect de leur conviction.
Cependant le débat est il utile ? Encore une fois l’église romaine montre à quel point elle est superficielle et inutile : les règles sociales existent et perdurent sans elle. La morale plus que jamais est maîtresse du droit (cf. la récente inscription de l’inceste dans le code pénal). Faut-il dès lors perdre du temps à relever le pérorage de quelques vieux sacristains qui loin des réalités du quotidien masquent leur incapacité à améliorer le devenir de tous et de chacun derrière quelques mots de haine pour ce qui diffère de leur système de pensée.
L’agnosticisme est la position philosophique selon laquelle la vérité de certaines propositions (le plus souvent théologiques, concernant l’existence de Dieu, des dieux, etc.) est inconnaissable. C’est une pensée fondée sur le doute, la vérité absolue étant incertaine (merci wikipedia). C’est aussi celle qui demande le moins d’énergie, le moins d’engagement. Laisser la question en suspens au profit des onanistes cérébraux et agir, peut être est-ce là le salut de l’homme. Le problème réel n’est pas ce qui est dit, mais ce qui est fait, à savoir le rejet des athées par une société américaine décidément bien contradictoire.
Alexis
12/05/09
@ 13:52 (#)
Merci beaucoup pour ces explications. Je suis assez d’accord avec tout ce qui est dit.
Et cela me conforte dans mon point de vue : la religion est de l’ordre de la sphère privée. Le fait de la faire sortir me gène, et me gène encore plus quand cela est utilisé en politique
michel valentin
06/09/09
@ 13:21 (#)
Bonjour à toutes et tous, je découvre aujourd’hui ce site avec grand plaisir et grand intérêt.
Athé, je me considère et me qualifie moi-même de “Religiophobe”.
Les valeurs de solidarité et de tolérence portées par les églises de toutes confessions sont bien avant d’avoir étaient vampirisées par ces structures au service de l’avidité de quelques uns, des réalités physiques incontournables et nécessaires à toutes forme de vie sur notre planète et au delà aussi. EX. la solidarité entre les molécules et atomes d’un corp font que ce corp est corp, il en est ainsi depuis que la matière est matière….
La séparation entre les espèces animales et l’homme préhistorique date de plus de 6 millions d’années, ce n’est pas les 2700 ans du judaisme ni les 2000 ans ou les 1700 ans du christianisme et de l’islam qui font de nous des hommes à la culture judéochrétienne ou autre, les religions sont un phénomème éphémère à l’echelle de l’hitoire de l’humanité,il y a mieux comme caractéristique pour se prévaloir détenteur des chemins vers la vie éternelle.
Dieu existe, il faut être sourd et aveugle pour l’ignorer, le prosélitisme permanant et sournois des églises qui s’imissent largement dans les débats de société sont là pour nous le rappeler.
Dieu existe, c’est une création de l’homme, et pas le contraire..
NB : Tous les commentaires seront lus mais pas forcément publiés