La sépulture virtuelle de mon vélo

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Il en aura vécu des choses, mon vélo. Enlevé par Sarko, vandalisé par de mystérieuses officines, pour terminer en carcasse.

My velo is dead

Mon vélo a rejoint les siens, “He has gone to meet his maker” comme diraient les Monty Python. Bon, tout le monde s’en fout et c’est bien normal. Mais ça m’a fait penser à des choses, et plutôt que de me les garder, je me suis dit : pourquoi ne pas les coller ici en lui rendant hommage ? Au lieu de disparaitre en silence dans l’anonymat le plus total comme des millions de vélos à travers le monde, pourquoi ne pas lui dédier ce billet en forme de sépulture digitale ? (si c’est pas une 1ère ça ! ) 😉
Pour ce faire, j’ai décidé de laisser sa photo post-mortem (ci-dessus) et d’écrire en dessous ce que ce triste événement a éveillé en moi.

  • D’abord, me sont revenues ces images en accéléré qu’on voit parfois dans les documentaires animaliers et où un cadavre disparait en quelques heures. Si j’avais pu prendre une image par jour de mon défunt vélo, j’aurais probablement eu la même sensation.
  • Je me rappelle m’être interrogé. Mais pourquoi s’acharner sur un vélo déjà éclopé alors que d’autres, juste à côté du mien – et avec de bien plus jolies selles 😉 – seraient quand même un bien meilleur butin ? (c’était ma réflexion conspirationniste du moment)
  • Et puis ces parties démembrées de mon vélo, parties vivre leur vie ailleurs sur d’autres vélos, m’ont plongé dans une profonde perplexité et des abymes de réflexions : Mon vélo est-il vraiment mort si une partie de ce qu’il était continue à battre le pavé parisien ? Où se trouve l’identité de mon vélo ? (dans son cadre, ses roues, ses pédales ?) Puis-je vraiment dire que je n’ai plus de vélo alors que j’ai encore son cadre ? Ces questions et tant d’autres…
  • M’est enfin apparu Lavoisier pour qui rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Je me souviens m’être dit qu’il ne s’était probablement jamais fait chourrer les roues et selle de son vélo.

Voilà ce qui m’est passé par la tête à la vue de mon bicycle – auquel on avait enlevé la dernière roue, entre 19 et 20h ce samedi soir.

Adieu vélo.

Et bonjour vélib ! (Enfin… quand ils daigneront m’envoyer ma carte d’abonnement que j’attends depuis plusieurs semaines ! Ils voient pas que je suis en deuil ou quoi ? ) 😉

Si comme moi, tu as perdu ton vélo, dédie lui un commentaire sous ce billet (ou pas).

NB : que ceux qui trouvent mon humour oiseux, sachent que ma mère est anglaise. :p

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