Et si on se faisait un wifipicnic le 30 mai prochain au Luco ?

expo wifipicnicC’est ce que je vous propose avec mes amis Natacha et Sacha Quester-Séméon, le 30 mai prochain au Jardin du Luxembourg à Paris. Et le wifipicnic, c’est quoi ? C’est un moment de rencontre dans une bulle wifi sauvage. Étrange hein ? L’idée est la suivante : nous créons un réseau sans fil d’un diamètre de 100 mètres à l’intérieur duquel toute personne équipée d’un ordi ou un pda wifi (c’est la seule condition sinon c’est pas drôle), peut chater, partager. Cette bulle n’est pas reliée au net, elle est totalement autonome (pas de prise électrique) et temporaire. Le 30 mai prochain, nous ouvrirons ainsi notre 3e bulle en partenariat avec « la Fête des voisins », en fin d’après-midi sous le kiosque à musique. Juste pour attiser votre curiosité, il faut savoir que notre petite initiative a eu les honneurs, notamment, de France Info, Europe 1, Netizen, Europe 2, Elle, l’Obs et surtout a obtenu le parrainage exceptionnel du pape du net, fondateur de Wired internet, j’ai nommé Howard Rheingold. Ce dernier y voit un usage inédit des réseaux sociaux. Venez juger sur place ! 😉

Tout le monde est invité, c’est gratuit (vous pouvez nous annoncez votre venu en laissant un commentaire), c’est en plein air dans un cadre idyllique, avec pleins de gens sympathiques et surtout c’est très ludique.

Vous n’avez rien compris à ce post ? Pour tous les détails, explications, l’historique, c’est ici.

Le Wifipicnic est propulsé par notre association incredible
Photo : Emy

vcast de la manifestation à la Sorbonne (1)

La Sorbonne. J’y étais passé hier et j’avais été surpris par la forte présence policière (dans mon Flashblog). Le mouvement étudiant contre le CPE manifestait à la Sorbonne encore ce soir à 19h où je suis passé avec ma cam. Plusieurs centaines de personnes devant la place sur le boulevard et la police en hors champ. J’y ai croisé des camarades/journalistes de la revue TOC (Abel Mestre, Mathieu Lemaux) et notamment Arnauld Champremier-Trigano qui était à l’intérieur du bâtiment en fin d’après midi. Extraits.
NB La video vient d’être uploadé, il faut attendre les encodages en ligne…


Sorbonne Manif
Vidéo envoyée par tristao

"tagmobs" politiques : Sarkozy, première victime ?

[MAJ] Navré pour lui mais il fallait bien essayer sur quelqu’un. D’autant que c’est pas méchant. Plutôt que d’expliquer le concept, qui s’inspire des tags du net, je vous laisse découvrir comment ca marche.

Le principe en 4 points :
1. Choisissez un ouvrage politique en librairie (irl donc). Au hasard, le dernier de notre ministre Nicolas
Sarkozy ;

2. Déplacez-le du rayonnage « politique française », où il était indexé (tagué), vers le rayon « France médiévale » par exemple. En faisant ça, je choisis mon propre tag. En l’occurrence « France Médiévale », qui, à mes yeux, convient mieux à l’ouvrage test.

3. Vous imprimez ceci que vous incérez dans le livre déplacé.

4. Une petite photo du larcin que vous mettez sur flikr avec ce tag « tagmob » dedans.

Voilà vous venez de tagmobber et d’exprimer une opinion politique. C’est ouvert 7/7, 24h/24. C’est prêt-à-l’emploi et ça tourne même sans moi.

Libre à vous de prendre dans la flopée d’ouvrages pré-élection-2007, celui qui aurait sa place ailleurs. Et faites-m’en part ici si vous le souhaitez 😉 Evidemment, le concept est modulable à souhait, bref open-source. 😉

taged

PS : Les tagmobs s’inspirent du projet new-yorkais the ministry of reshelving qui, lui, ne concerne qu’un livre.

PSS : Suite à plusieurs remarques tout à fait recevables (notamment celle du capitaine), je précise que si des libraires devaient se plaindre, j’arrêterais l’expérience 🙂 À consommer intelligemment donc 😉

The Bubble project, street et net art ?

Dans la bulle, on y met ce que l’on veut. À commencer par des commentaires. Puis on la colle dans un lieu public (ce qui n’est pas légal), sur une affiche ou ailleurs. C’est l’idée originale qu’a lancée [tag]thebubbleproject[/tag] autour d’un manifeste prônant une sorte de soft revolution. Avec ce moto : « Talk Back!« .

Et ça donne quelque chose qui ressemble dèjà à ça. Après c’est chacun qui voit.

Date me

On dirait des petits commentaires postés in real life, non ? C’est sur ce jeu de tag réel et virtuel que thebubbleproject a basé son concept. Et je dois dire que j’aime bien l’idée. Surtout quand elle s’exprime comme ça. Bientôt chez nous ?
giacometti
Tiens en parlant de bulles, y’en a une qui se prépare pour le 30 mai, mais ça n’a presque rien à voir… 😉

Un happening pacifique et érotique sur WoW ?

Bon je dois le concéder je suis un vieux consommateur de World of Warcraft (WoW). Autant faire mon coming out. Et c’est quoi WoW ? Eh bien c’est un MMORPG. Ca vous aide pas trop ? Bon pour faire court, un jeu dans un monde virtuel dans lequel un personnage vous représente, vous êtes online, en direct et avec des millions de joueurs comme vous. SIM’s en est un que vous connaissez certainement de nom.
WoW, donc, est un jeu immersif de baston dans un univers très héroïque fantaisie. Vous me direz « Et alors? », et vous aurez bien raison. J’y ai néanmoins découvert des choses assez inattendues que je vous livre tel quel.

D’abord à ma grande surprise c’est un monde où l’ascendant d’âge n’a aucune prise. Il m’est arrivé plusieurs fois de tomber nez à nez avec un individu de niveau 60 (c’est le maximum, le mien aujourd’hui atteint péniblement après plusieurs mois 30…). Un maître en somme à qui je dois le respect, celui dû à celui qui a réussi mieux que moi. Or, au moins à deux reprises, ces « maîtres » avaient entre 12 et 15 ans. L’ascendant naturel que j’aurais eu irl sur ces ados, s’est tout simplement inversé dans le monde virtuel. Et ça, c’est une première pour moi. Je n’avais jusque-là jamais été confronté à ce genre de situation. Deuxième surprise, la sexualité. En choisissant son personnage, on peut préférer une race à une autre (Elf, mort-vivant etc) et un genre (homme ou femme). Eh bien j’ai choisi pour ma part une femme (une chasseuse elfique). Pourquoi ? Je ne sais pas trop. (Peut-être l’idée inconsciente d’enfin « maîtriser » totalement une demoiselle ?) 😉

Curieusement, au fur et à mesure des quêtes et des combats, certains mâles virtuelles ont flatté les courbes sensuelles de mon personnage. En tant normal, irl, je serais plutôt perplexe. Mais là, ça m’ait apparu presque normal, voire plaisant. Je n’ai pourtant aucun penchant homosexuel, bi, trans ou trav. Affaire à suivre. Dernière épisode en date et sujet de ce post. Eh bien là, j’ai tout bonnement lancé un smartmob érotique et pacifique sans le savoir. Une façon aussi inattendue de promouvoir le dicton « make love not war » en ligne et dans WoW. J’ai décidé ainsi, pour une raison qui m’est jusqu’à présent restée assez opaque, de me dévêtir sur une place publique d’un village virtuel (cité de Storwmind/Royaume de l’Est devant la place des dépôts) pour … me mettre à danser, ce que permet le jeu (plutot funk/disco pour tout dire). Pour rire bien sûr.

Et là, stupéfaction. Un attroupement (qui donnerait beaucoup de travail aux anthropologues contemporains) s’est formé autour de moi et tout le monde s’est mis en petite tenue pour se dandinner. J’insiste, ce jeu n’a jamais prévu ce genre de scénario qui n’apporte strictement aucun bonus aux combats. Et pourtant.
Absurde et surréaliste à n’en pas douter, la fête n’en pas moins durer 30 minutes. J’ai heureusement pris des captures d’écran de ce moment furtif et mémorable (pour ceux qui y ont assisté, médusé). Un happening dansant et légèrement vêtu, en un mot un smart mob spontané dans un monde virtuel dédié à la guerre.

Petit moment de bonheur auquel j’ai dédié cette page souvenir. Site qui verra d’autres captures insolites. Ambiguïté toujours lorsque des « filles » se sont faites draguer par des « mecs » eux aussi dévêtus, sans que quiconque ne connaisse la véritable sexualité de l’autre. Une drague toute virtuelle s’entend et bon enfant, puisque la foule s’est dispersée toute seule sans que personne ne garde contact. Bref une sensation étrange, qui aussi futile fut-elle (pas facile à dire), ne m’en à pas moins laissé scotché… En me disant que, vraiment, il se passe quand même des trucs de fou online…

Make love not WoW