Nicolas Sarkozy, blairiste ?

Le très sérieux journal britannique, The Observer, rapporte que notre ministre de l’Intérieur, se serait secrètement entretenu, le week-end dernier à Londres, avec le premier ministre Tony Blair, afin d’obtenir de ce dernier quelques conseils pour les présidentielles françaises. Le journal précise que Blair aurait inspiré Sarkozy sur un point important de sa campagne : la question de l’euro (qui serait néfaste). DeVillier ne dit pas plus que ça.

Détails croustillants : Cette rencontre se serait déroulée contre l’avis exprès du chef du gouvernement, Jacques Chirac. Et le week-end londonien aurait été aussi l’occasion de « marquer sa réconciliation avec sa femme », dixit The Observer. Le journal souligne enfin que Ségolène Royal avait déjà exprimé son soutien à Tony Blair et que Nicolas Sarkozy ne faisait que courir derrière.

Analyse sanglante à souhait en anglais seulement.

Le président de la commission Outreau tacle l'amnistie présidentielle de Guy Drut ?

vallini supermanEh oui, et c’est presque du direct. Le président de la Commission Outreau, André Vallini, qui s’exprimait aujourd’hui à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une remise d’un pré-rapport concernant l’affaire, vient de terminer son discours en espérant que l’actualité gouvernementale (cf. l’amnistie de Guy Drut) ne viendra pas ruiner le travail de crédibilisation dont a bénéficié le parlement lors de la gestion de la crise Outreau. (via moi)

vcast / Dieudonné contre la commémoration de l'abolition de la Traite négrière ?

Lors de la grande manifestation qui se tenait pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage au Jardin du Luxembourg à Paris ce matin, j’ai d’abord croisé à l’entrée des grilles du Sénat, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, alors qu’il se faisait interpeller par Dieudonné et ses amis (probablement de dieudo.tv). Les pro-dieudo dénonçaient la « mascarade » commémorative. J’ai alors tenté de demander à Dieudo s’il n’était pas heureux en ce jour de commémoration de l’abolition. Une entrée en matière…
Sur ce vcast : Dieudo et ses proches, special guest Dominique Sopo. (4 min.)

PS : Dieudonné devant Reuters ça donne ça : Chirac « plutôt digne et sincère dans ses motivations ». Quand il s’adresse à moi, ça donne ça : Chirac « le premier humoriste de France ».

PS : Dossier spécial Dieudo dans le prochain TOC.

Erreur

Discours commémoratif de l’abolition de l’esclavage : Jacques Chirac vcasté

10 mai, première date anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Je décide de m’y rendre et de vcaster le discours du président de la République, Jacques Chirac. Il y annonce l’érection d’un monument dans les jardins du Luxembourg et la mise sur pied d’un organisme de recherche sur la Traite négrière. Je précise que je suis pas chiraquien (loin de là), mais je l’ai trouvé à sa place au vue des circonstances délicates dans laquelle cette manifestation se tenait (je ne parle pas de l’affaire Clearstream mais des dérives communautaristes autour de la question de l’esclavagisme et notamment de l’irruption Dieudo, refoulé à l’entrée).

En présence notamment de Christianne Taubira, Dominique de Villepin, Christian Poncelet, Jean-Louis Debré, Renaud Donnedieu de Vabres.
Intervention intégrale : 10 mn

LINK DEAD (sorry)

Clearstream et PMF ? Aucun rapport.

Les médias ressassent depuis plusieurs semaines maintenant, le même parallèle étrange. L’affaire Clearstream serait le pendant de l’affaire dite « des fuites » à laquelle mon grand-père dût faire face en 54. Pour faire court, des informations importantes et confidentielles furent transmises sur l’Indochine au PCF de l’époque. Des noms circulèrent dont celui de François Mitterrand (alors ministre de l’Intérieur de Mendès) comme pouvant être à l’origine des fuites. PMF lança alors une enquête comme sa fonction de président du Conseil l’y obligeait (moralement du moins). Mitterrand sera blanchi et PMF volera d’ailleurs à son secours lorsque celui-ci sera harcelé au parlement – ce que l’on oublie un peu rapidement. «Il [PMF] faisait son métier. Je ne l’ai jamais tenu pour déloyal», dira-t-il quarante ans plus tard à son biographe, Jean Lacouture en évoquant cette affaire. Eut il s’agit d’un membre de sa propre famille qu’il aurait agi de la même manière. Photo/PMF/gvt 54