"Facebook, la nouvelle arme fatale contre les dictatures" – interview dans La Vie

« Mais attention, tempère Tristan Mendès-France, il ne faut pas surestimer le rôle des réseaux sociaux. Dans les pays concernés, les connexions à Internet ne sont pas toujours bonnes et ces sites ne sont pas forcément accessibles. C’est là qu’interviennent les médias internationaux, les chaînes satellitaires comme surtout Al Jazira, la chaîne qatari très regardée dans le monde arabe. Il se passe un jeu subtil. Quelqu’un filme par exemple la répression d’une manifestation et arrive à diffuser la vidéo sur Internet. Celle-ci est relayée à l’intérieur du pays auprès de ceux, peu nombreux, qui sont connectés à Facebook et Twitter puis filtre à l’étranger via la diaspora ou les militants en ligne qui la font « buzzer ». Cela pourrait s’arrêter là. Mais lorsque la vidéo est reprise par Al Jazira, elle acquiert alors une résonance mondiale. Et surtout, elle est vue par beaucoup plus de monde dans le pays concerné via les nombreuses paraboles.Cela motive les gens à manifester et ainsi de suite. La contestation se nourrit de ces allers-retours incessants. Et au bout d’un moment, ça explose. » 

Billet datant du 22/02/2011.

[audio] Web et révolution en Tunisie et en Egypte – intervention sur #Europe1

Un petit montage audio de mon intervention dans l’émission Mediapolis de Field et Duhamel sur Europe1 (4mn). Pour écouter toute l’émission, c’est ici.
Extraits : web et révolution en Tunisie et en Egypte sur Mediapolis by egoblog

[audio] La mort et les réseaux sociaux – intervention à la soirée #jesuismort

Silicon Maniacs, en partenariat avec OWNI et l’Atelier des Médias RFI, présentaient une « soirée – expérience », le 9 février à La Cantine, autour de la mort sur le web (un sujet que je traine depuis pas mal d’années).

Extrait de mon intervention. 7 mn.

Jesuismort by egoblog

Pour écouter (plus que voir 😉 toutes les interventions, c’est ici.

"De nouvelles formes de mobilisation sur le Net" – Les Echos

D’autres relaient leurs témoignages-chocs, comme le blogueur et militant des droits de l’homme, Tristan Mendès-France : « Nous sommes tous des Anonymes. Cela permet de mettre une pression invisible sur l’Etat et de retourner la peur contre les autorités. »  Les images du passage à tabac de deux Egyptiens circulaient hier sur les réseaux sociaux, remarque-t-il : « Grâce aux captures d’écran, les individus qui ont commis des violences finiront par être identifiés », et donc sanctionnés, souligne le militant à l’appui de ses propos.

Alors certes, la Tunisie n’a pas vécu une « cyber-révolution » selon lui, car c’est toujours en descendant dans la rue qu’on renverse un dictateur. Mais les internautes ont une petite part dans la victoire : « Cette mobilisation participe au feu ardent qui explique qu’un million de personnes manifestent en Egypte. En coupant Internet, l’Etat avoue qu’il a peur. »