Voilà pour ceux qui n’ont pas pu l’écouter, ma 13e chronique radio dans Place de la Toile sur France Culture. Le sujet du jour (pour ceux que ça intéresse) : la toile rend-elle stupide ? ;)
Dossier: (video)blog, ego news, hi tek, societe
Voilà pour ceux qui n’ont pas pu l’écouter, ma 13e chronique radio dans Place de la Toile sur France Culture. Le sujet du jour (pour ceux que ça intéresse) : la toile rend-elle stupide ? ;)
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Lautreamont Germain Nouveau
04/05/09
@ 18:25 (#)
Pour l’impact anthropologique (et notamment cérébral) du net, il y a un certain nombre d’essais américains du genre: Ibrain, de Gary Small, ou Born Digital (John Palfrey)… Malheureusement non traduits en francais (?)
Une idée est que l’usage assidu du net vient modifier les connexions nerveuses du cerveau, avec les consequences induites sur notre comportement et notre perception.
Pour ma part, je me sers du net non comme une fin (sinon celle du passe-temps) mais comme un moyen, comme une sorte de super-index pratique qui me permet d’atteindre instantanément l’objet de mes recherches (tout en suscitant parfois -par les liens entre pages- de nouveaux centres d’interet) C’est un excellent outil cognitif (ou prothèse cognitive) Mais une fois les références obtenues, je ferme mon ordinateur et je me plonge dans l’ancien monde: celui du livre papier, plus substantiel (a mes yeux)
Lartiste
05/05/09
@ 15:35 (#)
Le Net rend-il stupide ? je ne crois pas _ débile peut-être et pour sûr Myope ! ce qui est un comble pour un substitut de la Télévision.
débile, adjectif
Sens 1 Faible, sans force physique. Synonyme chétif Anglais weak
Sens 2 Stupide, bête [Familier]. Ex Un blague débile. Synonyme sot Anglais stupid
Laurent-Paul
11/05/09
@ 12:47 (#)
Je suis partiellement d’accord avec vous.
En fait, dans cette chronique, vous dites que vous avez été partie-prenante des “deux états” de la recherche bibliographique.
Ayant moi-même fait partie des deux “mondes”, je trouve que le changement fondamental est la notion d’effort et de “méta-contrôle” sur les données recherchées.
“L’effort” de rechercher des références dans une bibliothèque est marqué par une nécessaire organisation. On recherche sur un écran, on note des références sur un bout de papier, on cherche les ouvrages en rayon, puis on les épluche, ça prend du temps. Pendant ce laps de temps, l’attention est mobilisée par la procédure à mettre en oeuvre pour obtenir un résultat. D’où le “méta-contrôle” exercé sur sa recherche : en gros, on se demande “qu’est-ce que je cherche”, “pourquoi je le cherche”, etc.
L’internet n’a pas nécessairement supprimé ce méta-contrôle, en revanche, l’accès quasi instantané aux informations l’a considérablement réduit. On perd notre vigilance, on “navigue” au sens propre comme au sens figuré. on a dû mal à se concentrer sur la finalité, aussi par l’aspect ludique du multimédia.
En revanche, tout à fait d’accord avec la multiplication des “connexions” entre les disciplines.
Pour ma part, je pense qu’un bon “rat de bibliothèque” fera un bon “rat du net”, à la nuance près que le besoin de contrôle s’accroît quand on passe à la recherche sur la toile.
NB : Tous les commentaires seront lus mais pas forcément publiés