Crise : retour vers le futur

Le 24/03/2009 @ 15:42 par Tristan

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“J’insiste sur le fait que la situation présente, que la création constante de monnaie et de crédit sans relation contrôlée avec les besoins économiques et la conjoncture nous ayant conduits aux pires désordres, il faut avoir le courage d’y mettre un terme, par une nouvelle règlementation”
Pierre Mendès France, in Les Courriers de la République, 1971.

Je remercie Régis Paranque, un membre de l’Institut PMF, qui m’a ressorti cet extrait.

Franchement, il était bon le papé.

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8 commentaires → “Crise : retour vers le futur”

  1. Anonymous
    24/03/09
    @ 15:46 (#)

    monnaie au lieu de “monniae” ^^

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  2. Tristan
    24/03/09
    @ 16:08 (#)

    Je viens de créer le compte PMF sur Twitter. Histoire que son nom y apparaisse. :)
    http://twitter.com/mendesfrance

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  3. renaud
    24/03/09
    @ 23:51 (#)

    38 ans après on en est toujours là… C’est flippant de voir qu’on n’apprend aussi peu!
    Je me demande si on ne pourrais pas retrouver le même genre de discours en 1850, mais je présume que non, c’était l’époque du franc-or : impossible d’inventer de la masse monétaire pour gonfler la bulle.

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  4. philippe boisnard
    25/03/09
    @ 6:49 (#)

    Comme quoi notre âne de président dit une nouvelle fois des absurdités, en disant que personne chez les experts n’avaient prévu ce qui allait arriver.
    Bien avant Pierre Mendes France, c’est chez Marx que l’on a des analyses précises de ‘impossibilité de a durabilité d’un système fondé sur la privatisation des profits et la plus-value de l’usure. Heureusement que certains experts le répètent souvent (mais ils sont de gauche donc pour le président ils ne comptent pas) tel Thomas Piketty.

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  5. tipanda
    25/03/09
    @ 9:27 (#)

    Très bon, en effet. Mais avant, ou tout en faisant, de nouvelles lois, il faudrait qu’un législateur courageux s’attaque au nettoyage du code.
    Chaque nouvelle loi se surajoute aux textes existants sans les abroger. Résultat : on peut faire dire tout et son contraire au code civil. On peut arriver à tout en obtenir et les gens n’ont plus confiance en la justice.
    Pour qu’une loi soit applicable, il ne faut pas perdre de vue qu’elle doit être comprise et ne pas se heurter sans arrêt à sa contradiction.

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    • aline
      26/03/09
      @ 14:52 (#)

      Je ne partage pas cette vision des textes. Pour essayer d’être brève, tous les textes qui voient le jour doivent être conformes à notre constitution. Ils ne s’ajoutent pas les uns aux autres mais se complètent ou modifient des situations existantes. Il y a une logique dans tous cela et normalement le législateur essaie de maintenir une sécurité juridique complexe qui est protectrice au final. Cependant, la société actuelle est en pleine évolution et les textes ne suivent pas toujours. Certaines lois ne protègent pas forcément les plus faibles. Nous sommes dans un monde imparfait car humain. Ce que vous proposez comme solution me paraît dangereux. Car si on fait table rase de ce qui existe et qu’on a mis tout de même du temps à obtenir, on risque d’être confronté à un nettoyage idéologique qui peut aboutir à un résultat à l’inverse de ce qu’on voulait.
      A part cela, je suis totalement d’accord avec l’extrait de PMF et j’aurais bien aimé le vote de lois sociales pour atténuer le libéralisme ambiant mais faut faire avec les élus qu’on a…

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  6. polluxe
    26/03/09
    @ 11:51 (#)

    Le “mur de l’argent” serait-il toujours présent ? ;-)

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