Chronique #3 sur les nouveaux pirates sémantiques

Le 14/11/2008 @ 23:41 par Tristan

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Voilà pour ceux qui n’ont pas pu l’écouter, ma 3e chronique radio dans Place de la Toile sur France Culture. Le sujet du jour (pour ceux que ça intéresse) : les nouveaux pirates sémantiques.

N’hésitez pas à me faire part de vos remarques ou vos critiques. :)

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Dossier: (video)blog, ego news, hi tek

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15 commentaires → “Chronique #3 sur les nouveaux pirates sémantiques”

  1. Tipanda
    15/11/08
    @ 10:47 (#)

    Bon, je n’ai pas tout compris mais je commence à entrevoir mieux pourquoi les modes d’emploi des blogs insistent particulièrement sur l’attention qu’il faut porter à la composition des titres.
    C’était le coin de la petite ignorante qui veut s’instruire. Merci.

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  2. François Pierre V
    15/11/08
    @ 18:06 (#)

    On peut en déduire que le piratage sémantique reste encore restreint car accessible aux initiés via les forums de hacking. Il reste difficile pour le quidam de savoir que SpiderMan 3 (le moins bon de la trilogie je te l’accorde Tristan) est trouvable sur Youtube via le numéro 984574 par exemple.

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  3. Lotreamont
    15/11/08
    @ 18:16 (#)

    Pour une fois je vais etre hypercritique, mais on ne m’en fera pas grief sur un blog où tout est poussé à l’”hyper”.

    On a en gros compris le concept de piraterie sémantique, mais ce dernier aurait pu etre plus simplement et plus brièvement défini. L’introduction généralisante (mots-clefs, moteurs de recherche…) était inutile, superflue et désorientait l’auditeur lequel ne savait pas où tu voulais en venir exactement.

    Tout le cadre conceptuel, on le connait, donc tu aurais pu, sans perte de pertinence, débuter directement par “Voilà, aujourd’hui, je vais vous parler de ce phénomène des internautes qui masquent leurs contenus illégaux aux moyens de mots anodins…”. On aurait tout aussi bien compris.

    Autre point sur lequel j’ai personnellement buté: l’emploi (qui me semble) inadéquat de la métaphore du “trou noir” pour décrire ce phénomène. En théorie, un trou noir est une déformation de l’espace-temps causé par l’effondrement gravitationnel d’une étoile. Tout l’espace environnant (autres étoiles…) est alors “aspiré”, disparait, ou passe dans une autre dimension.
    Ce concept de “trou noir” est à priori applicable par analogie à certaines situations sur le web (espace galactique et espace cybernétique n’étant pas sans points communs), mais dans le cas précis qui nous occupe, c’était inadapté.
    Il s’agit juste d’individus qui profitent de l’immensité et de l’incontrolabilité du net pour feutrer leurs contenus illicites avec des mots banaux. Il n’y a aucune aspiration, aucune attraction, aucune disparition. On est dans le statique. Donc, plutot que de “trou noir”, je parlerais plutot de “voile sémantique” qui vient recouvrir ces contenus illégaux par une apparence de normalité, ou encore de “paravent numérique” qui traverse le net et cache cette activité occulte à l’abri de la suspicion.

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  4. VinZ
    15/11/08
    @ 20:39 (#)

    Youtube et Dailymotion ont justement mis des limites de durée aux vidéos pour empêcher qu’on uploade des films en entier (on peut encore en trouver facilement en plusieurs parties sur Dailymotion, même s’ils font régulièrement un gros coup de ménage).

    Et puis, leur réponse aux ayant-droits, c’est de développer des logiciels pour reconnaitre les contenus qui copient une oeuvre protégée. Donc le “piratage sémantique” n’est plus suffisant.

    Donc, en pratique, les pirates vont sur la plateforme vidéo du moment encore pas très connue (et pas très regardante sur la légalité des contenus). Ca a été Dailymotion.
    Puis Veoh et MegaVideo (y a qu’à voir sur Allostreaming…). Mais maintenant, Veoh requiert une inscription pour voir les vidéos en entier, et MegaVideo a mis aussi une limite (si t’as déjà vu beaucoup de vidéos, on te dit “vous en avez trop vu pour aujourd’hui, revenez dans deux heures”).
    Donc, les pirates cherchent encore de nouveaux hébergeurs… russes ou chinois, notamment.

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    • Tristan
      15/11/08
      @ 23:18 (#)

      @VinZ, oui youtube et dailymotion sont moins touchés aujourd’hui, je les citais surtout parce que tout le monde les connait. Pour les sites chinois, j’avais écrit ce billet l’an dernier : http://blog.mendes-france.com/.....l-chinois/
      En ce qui concerne les logiciels de reconnaissance video, j’ai entendu parler de pirates qui uploadaient leur film avec une image inversée (comme dans un miroir) pour passer à travers la modération. Ils sont pleins de ressources ces pirates. ;)

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  5. Florian
    18/11/08
    @ 20:29 (#)

    Le terme de "nouveau" est un peu exagéré… C’est un système (malheureusement) utilisé depuis longtemps par beaucoup de réseaux illégaux (pédophilie, racisme…) Le piratage de Spiderman3 est plutôt bénin, mais on en entend parler plus facilement : les majors et maisons de production ont plus de poids que les autorités et les associations.
    Par ailleurs, le référencement par mots clés a toujours posé problème sur internet. Il suffit de voir certains vieux sites où on trouve une liste de mots écrits blanc sur blanc afin de duper les moteurs de recherche mal conçus. Cette technique ne fonctionne plus, mais c’était aussi d’une certaine façon du piratage sémantique.

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  6. kessy007
    20/11/08
    @ 17:07 (#)

    Ce piratage sémantique est un concept qui n’a rien de nouveau.
    Neanmoins son utilisation va aller crescendo si les mesures visant à tuer le piratage sont mises en place. Les internautes diversifieront ce système. Il sera encore plus difficile de capter les gros sites de mise à dispo de torrent. Les sites de référencement de ces mots clés vont se développer. Tant que les majors n’auront pas compris que l’illimité payant est la seule solution, ils iront droit dans le mur. Le piratage sémentique n’est qu’un méthode parmi tant d’autre déjà en place ou à venir…

    Bravo pour cette chronique, je ne connaissais pas cette méthode…

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  7. Laurent Weppe
    20/11/08
    @ 17:57 (#)

    Le problème fondamentale de tout ce qui touche au “piratage” est la simple masse des transferts: avec dans les quelques 15 millions d’abonnés ADSL pour la seule France et dans les 160 Goctets de transfert par milli-seconde, je vois mal comment quelques magistrats dotés d’un budget atrophié pour cause de “sauvez la banque Willy” arriveront à prendre de vitesse l’informe armée de geeks à laquelle ils font face.

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  8. Pierric Maelstaf
    21/11/08
    @ 3:48 (#)

    Il me semble aussi que certains sont pirates malgré eux : les moteurs de recherche pratiquent une orthographe pour le moins arrêtée. Or, le web est l’occasion de sabirs plus ou moins compréhensibles, de grammaires plus ou moins personnalisées, de syntaxe parfois curieuses. Le code change – même si les moteurs proposent des alternatives, des suggestions plus proches de l’Académie française. Quand je parle de pirates malgré eux, je fais simplement référence à ceux qui alimentent la toile sans maîtriser parfaitement le langage des autres. Cela n’est pas vrai que pour les noms propres – on peut donc, sans le vouloir, polluer les entrées de ce vaste thésaurus qu’est le web. Et sabrer toute velléité de recherche. Il y a plus de Jourdain par ignorance que de Jean Bart par malveillance. Je n’ai pas de statistique précise sur ce sujet.

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  9. Vinjo
    24/11/08
    @ 14:03 (#)

    Je ne suis pas d’accord pour dire que Spiderman 3 est un “gros navet” d’autant que ça n’apporte strictement rien à la chronique de le dire. C’est d’autant plus dommage car elle était plutôt bonne.

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1 Mention(s) du billet
  1. egoblog.net » Twitter est aussi un relais pour les pirates

    [...] je mesure combien ils sont déconnectés de ce qui se passe sur la Toile. Il y avait déjà les pirates des tags que les juristes auront du mal à définir.  Voilà que je découvre que Twitter est aussi un [...]


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