[audio] L’aide de l’UE à la Géorgie : état des lieux

Le 1/09/2008 @ 21:28 par Tristan

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Je viens d’interviewer Samuel-Marie Fanon du département de l’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) en poste à Tbilissi en Géorgie. Je le remercie pour son temps.

Audio mp3 de 9 minutes

Quelques points notables :
- L’UE a donné un mandat à ECHO, le service humanitaire de la Commission Europeenne, sur tout le territoire géorgien, Ossétie du sud et Abkhasie comprises, mais les agences humanitaires n’ont pas accès a toutes les zones du conflit, notamment la zone tampon entre Ossetie du Sud et Georgie.
- Il y aurait environ 70 000 déplacés géorgiens d’Ossétie du sud et quelques milliers d’Abkhasie. C’est la priorité de l’UE.
- On estime qu’il y a eu entre 150 et 200 géorgiens tués par l’armée russe. Côté ossète, le chiffre de 1600 victimes, avancé par les russes, apparait disproportionné.Human Right Watch estime ce chiffre à quelques centaines.
- Il y a une inquiétude pour la population géorgienne en Ossétie du Sud, située dans la zone tampon.
- Il y a encore une présence militaire russe sur le sol géorgien.

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4 commentaires → “[audio] L’aide de l’UE à la Géorgie : état des lieux”

  1. bertrand
    01/09/08
    @ 23:47 (#)

    la russie va à l’encontre du droit international en reconnaissant l’indépendance des 2 provinces séparatistes géorgiennes.

    tout comme la france, l’allemagne ou les états-unis l’ont fait il y a quelques mois en reconnaissant l’indépendance du kosovo.

    il me semble que les médias n’ont pas réagit dans le cas du kosovo. je m’étonne qu’ils le fassent aujourd’hui. question d’opportunisme sans doute.

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    • Tipanda
      02/09/08
      @ 9:18 (#)

      L’opportunisme serait plutôt de s’aplatir devant la Russie. Se fâcher avec un grand pays, c’est lourd de conséquences, alors que la Serbie … Les Européens ont peur de la Russie à cause du gaz. En fait, prendre le problème sous cet angle, c’est négliger l’autre point de vue possible : si nous sommes acheteurs, la Russie est vendeur. Logiquement, elle devrait tenir compte du b-a ba du commerce :ne pas déplaire aux clients. Avant de trembler de peur (et de froid), il faudrait expérimenter une relation plus égalitaire empreinte de fermeté. De toute façon, si la Géorgie est abandonnée à son isolement, la Russie comprendra le message, elle regrattera tous les morceaux qui s’étaient détachés de l’empire russe. L’Europe a plus à craindre de l’impérialisme russe que des Américains ou des Chinois, aucun océan ni désert ne les tient éloignés.

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    • Laurent Weppe
      03/09/08
      @ 7:08 (#)

      Le Kosovo a 9 fois la population cumulée de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, et au dernières nouvelles c’est Milosevic qui, en tentant de déclencher un nettoyage ethnique a redéclenché un conflit qui ne demander qu’à dormir. Quant à la Russie, elle a déjà rasé l’un de ses territoires pour le garder sous contrôle, le genre de chose que la vieille Europe ne fait plus depuis la fin des empires coloniaux; Alors on m’excusera d’affirmer que les régimes qui ont soutenu l’indépendance du Kosovo méritent davantage de considération que la nomenklatura recyclée d’aujourd’hui

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      • Tipanda
        03/09/08
        @ 9:54 (#)

        Exact. Si l’Allemagne voulait rendre la pareille, elle pourrait prier les Russes de lui rendre Kaliningrad. C’est l’ancienne Koenigsberg, l’origine du royaume de Prusse. Et tout le monde y mettant du sien, les Français pourraient réoccuper toute la rive gauche du Rhin. Tout cela est sinistre et ridicule. Il faut s’occuper des habitants d’aujourd’hui, en priorité. … Et c’est déjà un gros chantier.

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